mardi 29 décembre 2015

Croyances



Qu'est-ce qu'une croyance ? Voilà ce qu'en dit le dictionnaire : l'action, le fait  de croire une chose vraie, vraisemblable ou possible (Petit Robert 1986). Quant au verbe croire : tenir pour véritable, donner une adhésion de principe à...

La croyance est liée à un état d'esprit qui génère une certaine réalité. Cet état d'esprit a été façonné (et continue de l'être) par l'éducation  (des parents, des professeurs, de l'entourage et ainsi de suite) et des expériences bonnes ou mauvaises que l'on a vécu. Ces deux processus sont les contributeurs les plus importants de la croyance.
On a tendance à associer le phénomène de croyance avec la spiritualité et donc les religions quelles qu'elles soient (monothéistes, polythéistes, animistes, etc.). La raison principale est que l'esprit, n'étant pas quantifiable, ne peut donc être prouvé.
La spiritualité est essentiellement la croyance en l'au-delà. Il y a généralement un paradis et un enfer gérés par un dieu ou plusieurs et des démons avec possibilité de s'y  réincarner ou pas (selon les religions). Et si ce n'est que le fruit de l'imagination de nos naïfs ancêtres, alors il est très élaboré, car il y a plusieurs enfers et cieux structurés. Le ou les dieux qui les gouvernent sont suivit par une hiérarchie très ordonnée. Mais la spiritualité ne se borne pas qu'à ça et parle aussi de magie avec son cortège de magiciens et sorciers, de fées, de djinns, de mondes parallèles, des différents types qui la composent, des chakras, etc. Les contes et légendes sont des histoires  sur la spiritualité.
Il existe aussi des méthodes pour apprendre la sorcellerie, dont beaucoup sont tenues secrètes et d'autres sont en partie révélées. Carlos Castaneda par exemple à parlé de certaines méthodes dans ses livres. Le yoga (celui que l'on pratique intensément en Inde sous la supervision d'un gourou) en est une autre.
Enfin, l'ésotérisme est une face caché de la spiritualité divulguée qu'à certains initiés.
Mais la spiritualité n'étant pas matérielle, il est impossible de prouver ses dires. On ne doute pas de dieu (ou des dieux), il existe, un point c'est tout. Il faut avoir foi en lui, ne pas penser à lui, mais le ressentir au fond de son cœur. Alors, il se révèle à nous. Les autres resteront dans leurs doutes. Dieu n'a pas à se justifier aux hommes. C'est à nous d'aller vers lui. Il n'est que notre propre divinité et si nous la rejetons, alors nous perdons foi en nous-même. Voilà la logique d'un spirituel. Le danger de cette logique est de confondre le bon vouloir de dieu avec nos propres désirs et intérêts.

Ceux qui affirment qu'ils ne croient en rien ne sont pas très honnêtes. Car dans l'absolu, il est difficile de ne croire en rien : il y a toujours quelque chose à laquelle on se rattache. La majorité de ces 'non-croyants' croit en l'évolution ou à la science (l'un allant (mais pas toujours) de pair avec l'autre).
Il y a, bien sûr, tous les indices que nous connaissons : squelettes, outils, ruines de villages (ou de campements) que l'on a retrouvées de par le monde pour étayer la théorie de l'évolution. Ceci dit, il manque toujours des chaînons pour lui donner sa continuité et donc apporter les preuves qu'elle est la vérité historique de notre monde.
Il y a aussi des tas d'anomalies comme des ruines qui ne se conforment pas à la théorie (on trouve des vestiges de villes datant d'une époque où il y aurait dû n'avoir que des villages de brutes), des objets étranges ou des squelettes de géants et autres créatures qui sont autant de petits cailloux qui viennent coincer cette belle mécanique évolutionniste.
On ridiculises les uns en les traitant (grâce à des panels 'd'experts') de canulars ou, si on ne peut pas le faire, on se contente de les ignorer superbement.
"Je ne crois qu'à ce que je vois" est souvent la rhétorique avancée par les 'non-croyants'. Que diraient-ils s'ils voyaient un fantôme, par exemple? Eh bien, ils n'en croiraient même pas leurs yeux (infirmant donc leur affirmation première) se disant victime d'une hallucination. L'hallucination étant une explication bien commode pour justifier ce qu'ils ne comprennent pas. Paradoxalement, ils se moquent de ceux qui disent "c'est la volonté de dieu" pour expliquer ce qu'ils ne comprennent pas.
Enfin, il semblerait que les théories phares du matérialisme (credo de l'évolutionnisme), celles de la Relativité et de la Physique Quantique  soient en conflit (et l'article du lien n'est pas le seul) pour savoir laquelle des deux à le plus raison. Un autre article (que je n'arrive plus à retrouver, mais que vous pourrez voir sur le site du lien ci-dessus, en cherchant un peu) démontre que ces deux théories n'ont pas été capables de définir pleinement la matière, même en les associant.
Mais le bon côté de la science est cette perpétuelle remise en question et  l'ouverture d'esprit de ceux qui ont choisi cette voie. Car ce ne sont pas les savants, généralement, qui font de leur théories des vérités infuses, mais plutôt les médias de masse prônes à répéter tout et n'importe quoi sans souvent même vérifier la validité de ce qu'ils répètent.

Bon, je m'écarte de mon sujet. Je veux revenir à ce que j'affirmais plus haut : à cet état d'esprit. La science, plus qu'une démarche, est un état d'esprit qui découle du rationalisme, lui-même découlant du matérialisme. Son mot clé est le doute que l'on utilisera jusqu'à la découverte de la preuve qui y mettra un terme. Elle est l'antithèse de la foi : croyance en quelqu'un (ou quelque chose) dans qui on accorde toute sa confiance (d'après ce qu'en dit le dictionnaire). 
Néanmoins, la science à besoin d'une certaine conviction (ou opinion ferme) pour s'affirmer car, à entretenir le doute, on n'avance plus nul part. Ainsi la science navigue entre doute et une certaine croyance en la supériorité des éléments sur l'homme, créant des dogmes et brûlant tous déviants sur des bûchers de ridicule.
Quand la conviction est devenue profondément ancré dans celui qui adopte cet état d'esprit, alors, dans sa perception du monde, tout ce qu'il verra et tout ce qu'il lui arrivera alimenteront sa certitude, parce que l'explication qu'il trouvera par son raisonnement, forgé par sa croyance, le convaincra de la véracité celle-ci. Les expériences, qu'il mettra au point pour prouver une théorie, seront faites dans des conditions (éloignées de celles de la nature) qui maximiserons leur chance de réussite. De ce qu'il observera, il pourra dire: "je l'ai vu de mes yeux, vu, ce ne peut-être qu'objectif". Seulement ce seront les conclusions qu'il en tirera, influencées par ses convictions, qui seront subjectives. Car avant d'être des scientifiques, ce sont des êtres humains. Et l'homme est connu pour faire des erreurs influencées par son jugement faussé (par les certitudes).
Tout le monde sait que quand un événement se passe (un accident par exemple) chaque témoins donnera sa version des faits qui différera d'un individu à l'autre. 
Ce qui fausse notre objectivité sont nos valeurs morales personnelles que nous ne pouvons nous empêcher d'associer à toutes nos observations.
J'ai tendance à beaucoup critiquer le scientifique, en sachant que le spirituel est tout aussi soumis que lui à ces influences. Mais, si tout le monde sait que la spiritualité est affaire de croyance, personne ne semble douter que c'est la même chose avec le matérialisme (et le rationalisme (d'où l'esprit scientifique est issu) qui en découle). Je voulais seulement remettre les pendules à l'heure.

mardi 15 décembre 2015

L'intuition



L'intuition ne se commande pas, elle s'impose à soi. Elle peut néanmoins se cultiver, non pas sur du long terme, mais plutôt sur un avenir proche.

Pour ceux qui en ont, l'intuition se manifeste dans toutes les situations. On marche dans la rue et notre esprit vagabonde. Soudain une pensée furtive nous dit : "quand tu vas arriver chez toi, il n'y aura personne à la maison". Et quand on arrive, il n'y a effectivement personne. Ce genre d'intuition est aussi connue comme de la prémonition. Elle varie selon l'état d'esprit dans lequel on est. Si on est confus et dominé par nos passions (orgueil, cupidité, etc.), elle est diffuse et vient rarement. Mais quand l'esprit se fluidifie, elle devient plus précise et plus fréquente. Autre exemple : je conduis ma voiture en ville et à la prochaine intersection, mon intuition me dit qu'une voiture surgira de la droite. Effectivement, c'est le cas. Ce ne sont que de petites choses, mais si nous les laissons venir, elles peuvent en appeler de plus grandes.

La voix qui nous parle dans notre fort intérieur est une autre forme d'intuition. Elle nous dit des choses qui vont être vraies. Elle peut nous révéler un futur proche, nous dire des choses véridiques cachées sur un événement qui arrive ou sur quelqu'un qu'on connaît mal (il y a aussi la première impression qui, si elle s'avère erronée dans un premier temps, plus tard nous montre qu'on ne s'était pas trompé).
Pour ceux qui étudient, cette voix est une aide précieuse et fait comprendre de manière plus synthétique ce que l'on étudie.
Parfois on a une réalisation qui émane du cœur et la voix sera là pour la clarifier.
Il existe, malgré tout, un danger avec la voix intérieure : nos propres désirs ou nos craintes. S'ils sont forts, ils la soumettront et celle-ci se mettra à nous mentir et nous faire faire des bêtises... Mais pour celui (ou celle) qui garde l'esprit critique (envers lui-même), la voix devient un atout précieux. 
Car l'intuition se travaille et cela prend du temps (parfois toute une vie) pour arriver à des prédictions à 100% fiables. 
Comment se travaille-t-elle? En travaillant sur soi-même: arrêter de se mentir et de se faire des films. Pour cela utiliser le questionnement, la remise en cause et le doute (ce dernier est à double tranchant et il faut savoir l'utiliser à point).

Le rêve prémonitoire est une émanation de l'intuition. Il y d'abord le pur rêve prémonitoire : "voilà ce qui t'arrivera si tu gardes le même état d'esprit" (en bien comme en mal). 
Certains rêves nous montrent la voie à suivre : "Voilà où tu en es, ton chemin s'arrête là et voilà le passage que tu dois prendre si tu veux pouvoir continuer ta route".
Le rêve prémonitoire nous montre, en général, un avenir plutôt lointain. Cet avenir peut se situer dans plusieurs années  voire même dans quelques décennies. Il s'exprime de manière très indirecte en utilisant le second degré. Il nous indique ce qu'on doit changer dans notre vie et ce qu'il y a travailler sur nous-même (l'un allant de pair avec l'autre).
Comment les reconnaître des rêves ordinaires ? Ce sont souvent (mais pas toujours) des rêves qui montrent des déplacements (être dans un train, un véhicule en marche où à pied par exemple). 

En dernier lieu, quand l'intuition fait partie intégrante de nous-même, elle devient notre guide et nous montre la voie à suivre et les choses à faire pour réussir dans les objectifs (à court, moyen ou long terme) que nous nous sommes fixés. 

L'intuition est une sorte de porte vers l'au-delà, elle peut nous amener vers d'autres pouvoirs (bien que je ne pense pas que ce soit le meilleur des chemins à prendre). Elle peut aussi nous aider dans la quête de nous-même, pour mieux nous trouver et ensuite mieux nous laisser partir, si l'on veut atteindre l'illumination.

mercredi 9 décembre 2015

L'amour



Qu'est-ce que l'amour? C'est un sentiment qui émane du cœur. Mais bon, tout le monde sait ça. L'amour le plus connu est celui qu'expriment deux êtres attachés l'un(e) à l'autre.
Ceci dit, étant donné que c'est un sentiment qui alimente tous les autres bons sentiments, il peut s'exprimer de différentes manières, l'amour dans le couple n'étant que la forme ultime. 
Comme c'est le plus facile à exprimer pour les êtres ordinaires comme nous, quand nous sommes amoureux tout notre être vibre de ce sentiment. Évidement, cet amour est concentré sur un seul être, celui que l'on aime. Il faut bien sûr prendre garde à l'aspect négatif que ce genre d'amour génère: la possessivité et la jalousie qui peut en résulter. Après tout elle n'en sont que la conséquence logique : quand on s'aime à deux, on a pas envie de se partager avec d'autres (pour la plupart). 

Mais le sentiment étant présent en nous, il est plus facile à utiliser pour l'exprimer de manière différente.
Quelles autres formes peut-il prendre ? Il y a d'abord la compassion, qui parfois se traduit par la pitié (cette dernière étant considéré par beaucoup comme un sentiment plutôt négatif). Il y a la convivialité, la sympathie, l'amitié qui sont des formes d'amour plus nuancée que celui du couple. La tolérance (différent de l'indifférence) sorte d'amour détaché, l'affection (un amour tactile, mais pas sexuel), l'impartialité (qui aime bien châtie bien), la confiance (en soi et aux autres), la détente parce que quelqu'un plein d'amour est plus détendu que quelqu'un plein de haine. La générosité est une autre forme d'amour. La joie et le bonheur baignent dans l'amour (mais pas toujours). Le respect est une forme d'amour.

Et à ceux qui disent que le respect, ça se mérite, je leur demande est-ce que eux-même sont dignes de respect? S'ils l'imposent par la force et la terreur alors, ce n'est pas du respect qu'on leur voue, mais de la crainte. Le respect ce n'est pas aux autres de nous l'imposer, mais à nous de le donner volontairement à tous les êtres et même les choses quels qu'ils soient. 

Il existe une infinité d'autres expressions de l'amour et toutes les nommer prendrait certainement la taille d'un dictionnaire. A vous de vous creuser l'esprit pour imaginer le reste.

A qui s'adresse cet amour? Idéalement à tout le monde. Mais comme c'est difficilement réalisable on peut commencer dans des cercles plus restreints. D'abord son entourage (conjoint(e), les proches, les amis, les voisins (là, ça devient plus difficile), les commerçants du quartier, les employés des administrations où on à l'habitude d'aller, et ainsi de suite, pour essayer d'arriver aux gens que l'on rencontrera tout au long de notre vie. Bref, d'un petit cercle, on essaye de l'élargir au maximum de nos capacité. Le plus facile, comme vous devez vous en douter, est d'utiliser la convivialité.

Comment développer l'amour en soi? Il existe des tas de méthodes prônées par les différentes religions et philosophies dont je ne discuterai pas, étant déjà connues par beaucoup de monde. Nous avons tous de l'amour en nous. Ceux (ou celles) qui sont amoureu(x)(ses) en ont un peu plus. Je mentionnerai deux méthodes, parmi une infinité d'autres.

La première est d'avoir de l'humilité, qui nous empêche de juger les autres et donc, de les rejeter. La méthode la plus efficace pour être humble est une remise en cause de soi : comment je sais que mes convictions sont meilleures que celles d'un autre ? 
Cela demande beaucoup d'assiduité et de persévérance que de se connaître. Et aussi beaucoup de courage: quand on découvre quelque chose en soi qu'on n'aime pas, on a tendance à flipper comme des malades. Le courage sert à s'accepter tel qu'on est et à passer le cap. C'est le travail d'une vie (il n'est jamais trop tard pour commencer) qui demande une recherche intensive, mais qui permet d'apprendre beaucoup de choses sur soi-même en se découvrant progressivement.

La deuxième méthodes est le détachement (un long processus que l'on peut commencer à développer à tout âge). Cela évite l'envie, la convoitise et la jalousie qui en résulte. Ça enlève également l'esprit de compétitivité : il n'y a personne qui soit meilleur que quelqu'un d'autre. Chacun suit son chemin, chacun suit son destin. De ce fait, chacun devient intéressant et à quelque chose à nous apprendre et donc il devient plus facile de leur donner notre respect. IL en est de même pour animaux, les plantes et notre Terre. Regardons-les pour ce qu'ils sont au lieu de les voir que comme du gibier, du bétail ou des ressources à exploiter pour la plus grande satisfaction de notre cupidité.  
L'amour est, tout le monde le sait, la force la plus puissante de l'univers. Et si elle n'est pas trop difficile à acquérir, elle l'est beaucoup plus à garder. Pour cela, il faut la cultiver et la développer.

lundi 23 novembre 2015

M. Yang et M. Yin



M. Yang est blanc. M. Yin est noir.
M. Yang vient du ciel et se dirige vers la terre. M. Yin vient de la terre et va vers le ciel.
M. Yang vient de tous les horizons pour aller vers un point. M. yin vient d'un coin et va tout azimut.
M. Yang est renfermé dans lui-même, alors que M. Yin est ouvert au reste du monde.
M. Yang sait où il va. Quand il part d'un point A, il trouvera toujours sont chemin pour arriver au point B. M. Yin se perd souvent. Quand il part d'un point A, il ne sait jamais s'il arrivera au point B.
M. Yang est un homme déterminé qui frise parfois l'entêtement. M. Yin est un homme indécis à l'esprit ouvert.
M. Yang fonce droit au but. M. Yin se laisse souvent distraire par ce qui l'entoure.
M. Yang remonte le courant, alors que M. Yin le descend.
M. Yang est ordonné. M. Yin ne l'est pas.
M. Yang est souvent dans les gagnants alors que M. Yin reste souvent à la traîne.
M. Yang sait ce qui est important. M. Yin se fiche pas mal de ce qui est important.
M. Yang voudrait bien dominer le monde alors que M. yin préfère l'embrasser.
M. Yang ne compte que sur lui-même et M. Yin dépend beaucoup des autres.
M. Yang va à l'essentiel. M. yin se laisse absorber par le détail.
M. Yang peut-être obtus. M. Yin est au fait de ce qui l'entoure.
M. Yang se connaît bien. M. Yin s'ignore.
M. Yang sera souvent en colère. M. Yin aura facilement peur.
Autres choses?
Lequel des deux préférez-vous?
Je les aime tous les deux.

jeudi 19 novembre 2015

Pureté



Qu'est-ce que la pureté ? Pour le concret, le dictionnaire dit : État d'une substance ne contenant en principe aucune trace d'une autre substance. 
Et ça dit aussi : État de ce qui est sans défaut sans altération (Petit Robert 1986). On peu voir dans cette dernière définition un parallèle avec la perfection.

Où trouve-t-on de la pureté dans la nature? Nul-part. Même les métaux précieux ou les pierres précieuses sont obligés d'être traités pour obtenir la pureté qu'on leur connaît. On pourrait donc dire que la pureté a quelque chose d'artificiel, puisque la nature n'offre qu'un mélange d'impuretés. Pourtant nous savons tous à quel point la nature est si belle et si pure quand elle n'est pas altérée par l'homme. Peut-être que ce bouillon d'impuretés est ce qui contribue à la pureté de la nature.

Voyons avec l'esprit. Que dit le dictionnaire ? État de ce qui est pure, sans souillure morale (Petit Robert 86). Donc la pureté chez un être humain, c'est d'être sans tâche. Existe-t-il de tels êtres dans le monde ? Jésus ? C'est ce qu'affirme la bible. Pourtant ce livre a été sujet à controverse non seulement récemment, mais tout au long de l'histoire (les Orthodoxes, les Cathares, les protestants, etc). Et des tas de théories ont plus ou moins démontré que cet homme n'était pas aussi pure qu'on voulait nous le faire croire. 
Bouddha? Il prônait la voie du milieu entre ombre et lumière, donc une mixture des deux aspect de l'homme. 
Toutes les grandes philosophies qu'elles soient de nature religieuse ou non, nous apprennent, parfois de manière cachée (ésotérique), que le sombre chez l'homme et indissociable de sa lumière. Donc un homme pure n'est tout simplement pas possible.

Je pense, malgré ça, que la pureté est pourtant possible. D'abord on admet qu'on est impure et l'on accepte nos défauts, sans flipper comme des malades. Puis on les harmonise avec nos qualités pour former une unité d'esprit. On atteint alors la condition préalable à l'illumination. L'illumination est un état de pureté en elle-même. Puisque, étant expérimentés, nous savons reconnaître l'impureté et pouvons la rejeter à tout moment, non parce que nous lui résistons, mais parce qu'on en a plus rien a faire. Elle vient, s’imprègne en nous puis elle s'en va.

dimanche 1 novembre 2015

Contre les O.G.M

 Il existe un moyen très simple, à mon sens, de lutter efficacement contre les O.G.M.
Que tous ceux qui soutiennent, de manière directe ou indirecte, la propagation des organismes génétiquement modifiés dans l'agriculture, dans l'élevage ou même dans la nourriture en général, prouvent leur bonne foi en en consommant matin, midi et soir pendant un an (voir plus). Ils le feront sous assistance médicale pour voir comment réagit leur organisme.
S'ils refusent, alors ils pourront être poursuivi en justice pour tentative de génocide. Parce que cela voudrait dire qu'ils savent parfaitement que ce qu'ils essayent de refourguer au reste du monde n'est que du poison qui nous tue à petit feu.

dimanche 25 octobre 2015

Perfection



Qu'est-ce que la perfection? Voilà ce qu'en dit le dictionnaire: Degré le plus haut dans une échelle de valeur (Petit Robert 1978).
Mais, y-a-t-il quelqu'un qui sache ce qu'est la perfection? Non! Chacun voit la perfection en fonction de sa propre échelle de valeur. On peut donc ainsi dire, qu'il y a autant de perfection qu'il y a d'êtres humains. 
Certes, beaucoup d'hommes (et de femmes) partagent les mêmes idéaux et donc ont un sens commun de la perfection, mais ces idéaux diffèrent d'une culture à l'autre et, au bout du compte, la perfection absolue n'est qu'une chimère.

Les perfectionnistes et les puristes  devraient se souvenir que ce qu'il recherchent n'est lié qu'à leur échelle de valeur, que celle-ci peut changer au gré des évolutions particulières et, pour les plus tyranniques d'entre eux, vouloir l'imposer aux autres n'est que l'expression de leur orgueil. 

samedi 10 octobre 2015

Illusion




Je crois que le monde dans lequel nous vivons est illusoire. C'est à dire dans le sens de l'empirisme et même dans celui des bouddhistes.
L'empirisme c'est une vision de ce qui nous entoure à travers l'expérience et l'interprétation, plutôt que sur les faits scientifiques. Le bouddhisme parle de la voie du milieu, où l'on navigue entre le bien et le mal. Mais il y a aussi un discours que Bouddha a tenu devant ses plus proches disciples ou il leur a expliqué que notre univers et que notre existence individuelle ne sont que des illusions.  
Le film Matrix en parle dans un passage où Morpheus explique à Neo, le héros, comment ce monde, dans lequel ils sont, n'a aucune existence. Ce qu'ils voient, entendent, goûtent, sentent, touchent et ressentent, tout cela n'est que le fruit de la Matrix, un ordinateur qui fait croire aux hommes qu'ils y vivent librement, alors qu'en réalité, ils sont dans de petites alcôves et servent de piles aux machines. Puis, il lui donne le choix : il lui présente une pilule bleue qui, s'il la prend, lui fera tout oublier et le rendra à sa vie d'avant ou bien une pilule rouge qui le libéra de l'emprise de la Matrix.
 A la différence du film, nous sommes la Matrix. C'est nous qui nous créons ce monde illusoire par notre volonté et nos croyances, au travers de nos cinq sens, de notre esprit, de notre mémoire et pour quelques uns d'entre-nous, de notre intuition. Et il n'y a pas de pilule rouge pour nous sortir de cet état de prisonnier de notre illusion. Pour nous en évader, il existe des religions, des prophètes, des illuminés (des vrais), des bouddhas qui nous montrent notre emprisonnement dans cette illusion et les méthodes telles, entre autre, le yoga ou la méditation pour en sortir.
Voilà pour la partie intérieure. 
Qu'est-ce qui contribue extérieurement à l'illusion? Je dirais que c'est le passage éphémère des êtres et des choses dans cet univers d'impermanence où tout naît, tout vit et tout meure pour disparaître à tout jamais sans laisser de traces. Car même si on en laisse, elles finissent par graduellement disparaître avec le temps.
Imaginez une soupe épaisse ou des êtres tentent de prendre forme façonnant leur environnement puis disparaissant de nouveau dans l'épais liquide, leur façonnage restant un peu plus longtemps, mais s'effaçant petit à petit.
Qui se souvient de Petit Pierre, paysan ayant vécu au moyen-âge? Personne! Et pour cause, si cet anonyme à laissé des traces, elles ont été inondées par des milliers d'autres laissés par des anonymes comme lui. A sa mort seuls ses proches se sont souvenus de lui et ensuite, quand ils sont eux-mêmes morts, il a sombré dans le grand gouffre de l'oubli. Pourra-t-on dire qu'il a même existé, si aucune trace de son existence ne l'atteste ?
Parlons des personnages célèbres. Ah! mais là c'est indéniable, diront certains, il y a bien des traces et même des témoignage qui prouvent leur existence. Encore que... Jusqu'à il y a un certain temps, on doutait de celle de Socrate.
Parlons de la dynastie des Mérovingiens. Qui se souvient d'eux à part quelques spécialistes ou des érudits d'histoire ? Pas grand monde. Peu à peu, les existences de tous ses rois tomberont aussi dans le gouffre de l'oubli.
Les Pays et les empires alors? J'ai regardé sur Arte  (chaîne franco-allemande), il y a quelques années de cela, un documentaire sur une civilisation qui fleurit en Iran, il y a quelque millénaires de cela et dont on ne connaît pas le nom, ni même le peuple qui l'a habité et donc les dynasties qui y ont régné. On avait découvert des traces de son existence par hasard (comme beaucoup de découvertes). Elle faisait la jonction entre les cités-états sumériennes et la civilisation harappéenne de l’Indus. 

Finalement ces empires, qui naissent, vivent et meurent, deviennent des cadavres dont les ruines qu'ils ont laissés sont comme les os du squelette ayant été mangés par les pilleurs en tous genres ou par d'autres civilisations qui se sont bâties sur leurs cendres. Elles finissent, elles aussi, par disparaître complètement dans le gouffre de l'oubli ne subsistant que dans les contes et légendes, eux-mêmes accusées de n'être que les délires de nos naïfs ancêtres.

Tout, donc s’efface et finit par disparaître. Et c'est le caractère éphémère et impermanent de ce monde qui alimente l'illusion.





vendredi 28 août 2015

Dépendance

 En Anglais, le mot dépendance se dit addiction. Il est passé dans la langue française depuis peu. Dans les dictionnaires français des années 80, le mot addiction n'existe pas. La définition de dépendance (ou addiction) est : le fait pour une personne de dépendre de quelqu'un ou quelque chose (Petit Robert 86).  En dépit du titre, je parlerai d'addiction plutôt que de dépendance (puisque ce dernier semble désuet).

Nous connaissons tous l'addiction à la drogue ou à l'alcool. Donc il est inutile d'en parler. Je dirait seulement que ces dépendances sont un peu l'aboutissement d'addictions plus insidieuses. Notre société en offre une variété innombrable.

Nous sommes dépendants de notre télévision que nous passons beaucoup de temps à regarder, de notre portable que nous emmenons partout et avons plus souvent le nez rivé dessus plutôt qu'à regarder ce qui nous entoure. Pour ceux d'entre nous qui en ont une, ils dépendent beaucoup de leur voiture et l'utilise plus qu'il n'en est nécéssaire. L'addiction s'étend aussi aux possessions matérielles dont nous avons du mal à nous séparer (souvent parce que nous en avons besoin, mais aussi pour des raisons sentimentale ou de statut social). Et comme disait Tyler Durden dans 'Fight Club' : les choses que nous possédons finissent par nous posséder. Il ne faisait que reprendre un adage issu des sagesses anciennes.

Mais la possession matérielle n'est pas la seule responsable de nos addictions. Notre style de vie peut être source de dépendance, par exemple dans nos désirs innombrables de sensations fortes ou, d'un autre côté, dans cette recherche permanente de stabilité qui génère les habitudes et que j'associe plus à de la stagnation.

Qu'est-ce qui crée cette addiction ? Des tas de paramètres, mais un est particulièrement important à mon sens : l'attachement, bien que celui-ci ne mène pas systématiquement à l'addiction.

Je dirais que l'addiction est un attachement à une situation ou une chose qui procure du plaisir, combiné à un refus de les voir s'arrêter.

mardi 4 août 2015

L'homme et la machine


Nous connaissons tous cette fameuse image de l'évolution de l'homme qui le trimbale du singe à ce qu'il est aujourd'hui. Mais une grande partie de cette évolution est notre habileté à créer et à produire. Notre capacité à construire est phénoménale et nos progrès techniques spectaculaires. Inutile de les détailler parce que tout le monde les connait.

Le problème dans tout ça est que ce sont nos créations et plus particulièrement nos machines qui évoluent, mais pas nous. Nous en sommes arrivé à notre stade d'évolution, il y a quelque dizaines de milliers d'année et depuis, nous stagnons toujours au même point. Actuellement nous avons même régressé. Une fois, j'entendais à la radio qu'une étude scientifique avait démontré que l'homme du moyen âge avait une meilleure mémoire que l'homme contemporain.

Paradoxalement, ce sont nos machines qui nous amoindrissent. Puisqu'elles font tout à notre place, les tâches ménagères, le travail à l'usine, le travail au bureau, conduire à notre place (dans certains métros ou dans les avions de ligne entre autre), elle nous enlèvent graduellement un certain savoir-faire. Elles nous emmènent partout, toujours plus loin, toujours plus vite. Elles ont commencé par faire des calculs à notre place et maintenant, elles pensent pour nous.
Certains aimeraient bien leur donner vie (avec les robots et l'intelligence artificielle) afin qu'ils puissent se prendre pour un certain dieu à qui d'autres attribuent notre origine.

Nous aimons les machines et sommes en admiration devant elles. Les machines, qui devaient être une aide pour nous, ont pris le pas et nous n'arrivons plus plus nous en passer. 

Et je constate, qu'à force de les fréquenter, nous devenons nous-même un peu machine et que notre société fonctionne de plus en plus comme tel.
Nous traversons au vert et nous arrêtons au rouge. Nous applaudissons un spectacle (même médiocre) parce que c'est ce qui est attendu de nous. Nous dormons la nuit, vivons le jour mangeons trois repas la journée et avons tous nos habitudes et développons des mécanismes qui régissent notre quotidien machinal. Nous parlons un langage de plus en plus informatique. 
Notre éducation nous prépare à vivre dans un monde machin en nous conditionnant pour devenir de bons éléments (de la machine). Petit, nous somme déjà catégorisé : en maternel et en primaire par les notes pour mesurer notre intelligence et notre compréhension et par des pastilles de couleur pour notre comportement. Du vert : bonne machine, au rouge : machine défectueuse, à réviser ou à jeter. Nous subissons ce traitement qui évolue plus subtilement jusqu'à la troisième. 
A partir de là, une première sélection s'opère qui déterminera les éléments subtiles des éléments grossiers de la société machine. Ces derniers irons grossir ses rouages, parties intégrante de sa structure. Les éléments subtiles, quant à eux, subiront des formatages plus en profondeur, d'abord au lycée, puis dans les universités (ces usines à formater) d'où ils ressortirons labellisés conformes à ce pourquoi ils auront été formaté. Ils viendront alors renforcer les rangs des spécialistes et autres expert, rouages indispensables au bon fonctionnement de la machine ou deviendront des dirigeants  pour contribuer à son développement et son bien être : dévorer la planète pour enfler toujours plus, chier des ordures, péter des gaz à effet de serre et pisser des liquides polluant nos eaux, enfin roter quelques nages radioactifs qui achèverons de la pourrir durablement.
Ceci dit, la machine (qui n'est pas si bête) tente de perdurer (la mort de notre terre, signifierait la sienne) en recyclant ses déchets (organiques, utilitaires et mécaniques). 
   
Quel avenir ? Nous devrions nous mécaniser nous-même (nous commençons déjà à le faire). Nous évoluerons alors comme hommes bioniques et à terme comme cyborg où nous cohabiterons avec des robots. Bienvenue dans le paradis de la pensée matérialiste.

Et la nature avec ça ? Il fut un temps, quand nous étions des sauvages, nous vivions en harmonie avec elle. Nous étions à son écoute et les dieux et les esprits de nos ancêtres nous dictaient la conduite à suivre pour bien nous en occuper. Mais nous nous en sommes graduellement éloignés pour aller vivre dans des villages puis dans des cités où nous nous sommes activement préoccupés de développer nos machines. 
Et de sacrée et respectée qu'elle était, la nature est devenue un immense réservoir à ressources recouvrant une planète à vendre. 
Nous avons quitté nos déités pour vivre dans un monde mécanique.
Et maintenant, comment aimeriez vous mourir ? Avec vos dieux ou avec vos machines ? 

samedi 18 juillet 2015

Religion

Qu'est-ce que c'est la religion ? Selon moi, c'est un système de croyances animé par la foi et régenté par des dogmes. Le tout géré par une organisation religieuse qui s'occupe des fidèles.

Le dictionnaire en donne cette définition : Ensemble d'actes rituels liés à la conception d'un domaine sacré distinct du profane, et destiné à mettre l"âme humaine en rapport avec dieu (Petit Robert, 1987).
S'ajoutent ensuite 4 sous-définitions :
1) Reconnaissance par l'homme d'un pouvoir supérieur que l'on respecte et auquel on se soumet.
2) Attitude particulière dans les relations avec dieu.
3) Système de croyances et de pratiques impliquant des relations avec un principe supérieur et propre à un groupe social.
4) Sentiment de respect, de vénération ou sentiment de devoir à accomplir.

Il existe une infinité de croyances religieuses, mais il en ressort trois grandes tendances :
L'animisme ou shamanisme ou croyance dans les esprits de la nature ainsi que de la vénération des ancêtres.
Le polythéisme ou l'on croit en plusieurs dieux. Il existe une variante ou l'on choisit de suivre un seul dieu parmi tant d'autres (notamment dans l'Hindouisme).
Le monothéisme avec un dieu universel qui régente l'univers et les hommes.
Le cas du bouddhisme est un cas particulier, car de philosophie athéiste (en effet, Bouddha prône l'accès au Royaume du Non-Être (ou Paradis) par l'illumination individuelle plutôt que par le biais d'un dieu), elle a régressé en un système religieux où Bouddha devient Dieu. 

Je négligerai de parler de l'animisme, dont je ne sais pas grand chose, ni même du polythéisme devenu désuet en grande partie sauf pour l'Hindouisme et que je ne maîtrise pas complètement.

Je parlerai donc du monothéisme. Les religions monothéistes ont pour origine un prophète ayant reçu une série de révélations souvent sous forme de visions insufflées par Dieu. Puis il les a transmit oralement (la plupart du temps) a des disciples qui eux même les ont donnés à d'autres et ainsi de suite (que l'on finit par mettre par écrit), de génération en génération, de manière exponentielle.

Je pense que les prophètes sont des gens ayant un niveau de conscience tel, que quand ils reçoivent leur révélations, non seulement ils les saisissent avec leur intellect, mais ils les ressentent avec leur cœur et même tout leur être. Elle leur donne alors une compréhension proche de l'Absolu qui leur permettra d'atteindre Dieu à leur mort.

Les disciples, eux, de par leur proximité au prophète, avec un niveau de conscience très élevé, mais moins que celui du prophète, atteindrons une compréhension proportionnellement moindre par rapport à celle de leur messie (et donc plus éloignée de l'absolu), même si la majorité d'entre eux seront capable de la ressentir avec leur cœur. 
A leur tour, ils passeront leur connaissance à d'autres avec un niveau de conscience généralement moins élevé à qui ils transmettrons leur savoir et ainsi de suite. Intervient automatiquement le processus du "téléphone arabe" que tout le monde connait. Pour éviter une transformation trop importante des messages originels, on les met par écrit, ainsi les dogmes naissent : l'interprétation intellectuelle de la révélation sans le ressenti du cœur (pour la vaste majorité, sauf pour les saints, peut-être). La religion devient ensuite affaire d'organisation et de hiérarchisation dans la propagation de la foi.

Il existe pourtant un facteur important de comment une religion évolue. Selon moi, la religion n'évolue pas mais régresse. Les messies sont rares et leur compréhension du monde diverge d'avec celle d'un être humain ordinaire (ayant un niveau de conscience moins élevé). Ce qui fausse donc ce savoir, c'est l'interprétation que chacun en fait et comment il fait passer le message (l'incapacité de répéter ce que nous comprenons à cause d'une mauvaise grammaire combiné à un manque de vocabulaire juste). Mais il existe un autre problème : la vénération. 

A la base quels sont les messages des prophètes ? Voici où vous êtes maintenant, et voilà où je veux vous emmener. En d'autres termes, vous êtes dans un état d'esprit décrépit (plein de mauvaises passions) et si vous voulez vous en sortir pour vous joindre à Dieu (ou atteindre l'illumination, pour un Bouddhiste) voici les démarches à suivre. 
Je dirais que ces textes religieux sont grossièrement comme des guides touristiques : c'est là que vous êtes et pour aller là voici le chemin a suivre. Voyez ceci, évitez cela, attention à votre comportement et ainsi de suite. Et nous, au lieu de suivre la voie indiquée, nous avons choisit de déifier l'auteur et de le vénérer. Nous sommes un peu comme l'idiot qui, quand quelqu'un montre du doigt, regarde ce doigt plutôt que ce qu'il montre. 
Enfin nous avons tendance à confondre religion avec organisations religieuses (officielles comme officieuses). Si la religion est la communion de l'esprit avec dieu, les organisations religieuses sont des intermédiaires souvent bien inutiles. Ils possèdent certes un savoir que nous n'avons pas, mais l'utilisent plus pour leur profit que pour le bénéfice de leurs ouailles. 

mercredi 1 juillet 2015

Réalité


Qu'est-ce que la réalité ? Je pense qu'il y a autant de réalités qu'il existe d'être vivants dans ce monde.

Je vais donner un exemple. Je lisais une histoire qui racontait qu'il y avait une fille qui était possédée par un esprit. Elle, son père et un exorciste en étaient persuadés. D'un autre côté, un docteur affirmait que la fille n'était pas possédée mais se créait elle-même un autre personnage dont elle croyait qu'il la  possédait, en bref qu'elle était schizophrène.

A votre avis lequel des deux parties avait raison? Difficile à dire. 
Les premiers offrent une approche spirituelle de la question en y introduisant un monde d'esprits et donc de dieux, de démons, d'enfer, de paradis et ainsi de suite. 
Le docteur offre une approche matérialiste (et donc rationnelle) montrant le pouvoir de l'esprit capable de se duper soi-même. 

Deux approches différentes pour deux manières de percevoir le monde et donc de le comprendre pour en concevoir et expliquer sa réalité. Cette réalité, nous la forgeons en fonction de notre perception et de notre compréhension de nous même (nos capacités et nos limites) par rapport à cet univers qui nous entoure ainsi que de nos aspirations qui en découlent. 
Cette compréhension est basée, entre autre, sur nos sens, notre éducation, notre niveau de conscience (le degré d'intelligence combiné au cœur et aux émotions, qui forment notre état d'esprit) et de la force (ou faiblesse) de notre personnalité (qui émane en partie de notre réactivité, en partie de notre créativité, notre détermination et ainsi de suite). On peut dire que la réalité est ce qu'on en fait.

Qu'en est-il de la réalité objective ?  Il y a d'abord une réalité mondiale perçu par la grande majorité d'entre nous, régie par un niveau de conscience collectif plus ou moins homogène. 
Il existe ensuite des réalités nationales divergentes, insufflées en grande partie par l'éducation et les propagandes (Les Russes voient-il la même réalité que les Occidentaux ou que les Chinois ? par exemple), enfin des réalités régionales promues par les traditions ancestrales.  
Mais pour une réalité objective totale, il faudrait qu'il existe un être avec un esprit entièrement objectif (si un tel être existe), pour qu'il puisse nous la montrer. 

vendredi 26 juin 2015

Etre civilisé


Qu'est-ce que c'est d'être civilisé? D'après le dictionnaire : être doté d'une civilisation complexe... Plutôt obscur comme définition. 

Voyons voir civilisation : 1) Le fait de se civiliser. 2) La civilisation : ensemble de caractères commun aux vastes sociétés les plus évoluées. Puis ils recommandent de voir également les termes avancement, évolution et progrès. Voilà pour le dictionnaire (Petit Robert, année 1986).
Sur Wiktionnaire voici ce qu'ils en disent :
Personne sociable, évoluée, policée. 
Tout est très vague et personne ne semble avoir une définition très appropriée. Nous comprenons tous qu'être civilisé, c'est être sociable (qui s'accorde avec les autres), évolué (intelligent) et policé (responsable). On peut ajouter, entre autre, d'être plein de bonne volonté, intègre et honnête et peut-être aurons nous une définition approximative de ce qu'est être civilisé.
Nous sommes civilisés. Nous le clamons tous haut et fort. Le sommes nous vraiment? Que se passerait-il si du jours au lendemain, les lois et les forces de police (qui garantissent l'application des lois) disparaissaient. On peut regarder deux cas de figure les plus évidentes (et il y en a une infinité d'autres). 
1) Rien ne se passe, nous restons civilisé et le monde continue de fonctionner comme avant. Dans ce cas, à quoi servent les lois et la police?
2) C'est l'anarchie, la guerre et un retour à la sauvagerie. Donc nous ne sommes pas civilisé, nous faisons seulement semblant de l'être.

Mais bon, personne ne peut se targuer d'être entièrement civilisé, car nous avons tous une part intrinsèque de cruauté en nous, que cela nous plaise ou pas. Alors, on fait comme on peut, pour contrôler notre part d'obscurité. 

Je pense que dans un premier temps nous glisserions dans l'anarchie et la guerre, mais qu'après un temps (plus ou moins long selon d'où nous venons, nous finirions par nous stabiliser vers plus d'ordre.

Finalement être civilisé, c'est peut-être de pouvoir trouver l'équilibre entre notre bestialité et notre humanité. 

mardi 23 juin 2015

Esprit / Temps



L'Esprit - Temps s'oppose à l'Espace - Temps. C'est un concept personnel que j'ai lentement mis au point (et continue d'affiner) tout au long de ma vie en observant le monde qui m'entoure, en étudiant divers religions (autres que les trois monothéistes), en apprenant de tous (car tout le monde à quelque chose à enseigner), en lisant beaucoup et en méditant.

L’Esprit 

L’histoire de  l’humanité est cyclique. Elle commence par un œuf, laissé par le précédent Roi du Monde, allé rejoindre le Dixième Ciel du Royaume de l’Inimaginable, dans lequel l’Esprit du nouveau Roi s’intègre. Avant de naitre, Son esprit sort de l’œuf et met en place le monde dans lequel il règnera. 

Tout au long de sa vie, il dégénérera et, avec lui, l’humanité qu’il aura engendrée au travers de ses cinq races d’hommes. De Lui, les Hommes d’Or émanent. Ils sont immatériels et sont au plus proche de la perfection. Ils régressent en une myriade de titans, de dieux et d'hommes. La Race d’Argent est formée d’êtres de chair. Ils ont un corps de titan mais l’esprit d’un dieu. C’est à partir de cette race que les animaux apparaissent, incarnés, au début, par l’esprit humain et que les sexes se différencies. Les Hommes de Bronzes, qui sont engendrés par ceux d’Argents, sont dominés par les femmes et sont des sorciers. Les Héros, qui découlent de leurs prédécesseurs, sont patriarcaux et guerriers, la force est leur crédo. Enfin, les Hommes de Fer, qui émanent des Héros, sont nous. Nous sommes religieux, superstitieux et industrieux. Vers la fin de notre Âge, l’orgueil et la cupidité sont les deux principaux leitmotivs qui nous dirigent et sur lesquels nous avons fondé notre société de consommation. Nous dévorons notre planète pour les satisfaire. Nous vivons dans la tyrannie du mercantilisme où un homme doit payer pour se prétendre libre, dans la dictature de la modération et du politiquement correcte où toute forme d’agressivité et d'expression un peu trop exubérante doit être bannie des bonnes mœurs et réprimée au fond de nous-même, créant ainsi un déséquilibre mental. 

C’est à notre époque que le Roi du Monde s’incarne comme étant le dernier prophète, le Bouddha Maitreya. Il juge le monde, rétribuant chacun selon son mérite et y met un terme. Il prend enfin la place de son Prédécesseur et laisse la sienne à un Successeur qui créera son propre univers et un nouveau cycle.
La manière dont nous dégénérons est due à un affaissement graduel de notre niveau de conscience, se traduisant par un état d'esprit de plus en plus étroit. En effet, au début, notre compréhension claire et limpide d'un univers réduit à sa plus simple expression est obscurcie par le doute et notre manque de foi et de confiance en nous même, à mesure que nous dégénérons. Ceci se traduit par un monde qui nous semble de plus en plus complexe et de plus en plus vaste. 
Il faut imaginer une chute. En tombant nous perdons d'abord notre Âme Divine et ensuite notre âme tout court (qui cessent d'être en nous), pour sombrer dans un état d'esprit devenant de plus en plus confus. Paradoxalement, surtout à l'Âge de Fer, c'est ce flot incessant de découvertes et de théories qui en résultent, d'informations et de contre-informations que nous recevons, qui contribuent à notre confusion. 
Il est évident que ce n'est pas homogène et que la dégénérescence est plus accentuée dans les régions dont le développement économique est le plus prononcé. Nos machines nous amoindrissent parce qu'elles nous remplacent de plus en plus dans nos tâches quotidiennes, nous privant de savoir-faire, même moindre et confinant la majorité d'entre nous, lentement mais sûrement, dans un état végétatif, préoccupée en grande partie par des frivolités telles que les résultats sportifs, le loto et autres jeux télévisés et de console ou les commérages.

Le Temps 

En cliquant sur le lien vous pourrez découvrir ce que j'en pense (pour ceux qui ne l'ont pas déjà fait) dans un article précédent sur ce blog.

Ceci n'est qu'un résumé et le livre: 'Les Vacances Insolites de Philippes Durieux' offre un panorama plus complet de cet univers, depuis son début jusqu'à sa fin, du microcosme au macrocosme. Quant à mon second roman: 'La guerre des Géants, elle donne un complément d'information sur la création et le déroulement des deux premiers Âges.

lundi 15 juin 2015

Pyramide





Tout le monde connait la pyramide du billet d'un dollar. Certains affirment qu'elle représente un symbole maçonnique et que l’œil du sommet est celui du tout puissant Grand Architecte de l'univers, omniprésent, omnipotent et omniscient: Dieu en quelque sorte.  Mais il existe bien d'autres explications et je ne les connais pas toutes.

Pour ma part, je pense que cette pyramide représente l'humanité: dans le haut les élites et dans le bas, le peuple.

Les élites voient tout, savent tout et dirigent. Elles sont composées, en partie, par des gens à l'intelligence supérieure, avec un cœur de plomb. Pour eux la fin justifie les moyens et l'idéal qu'il veulent atteindre peut bien se permettre le sacrifice d'une grande majorité de la plèbe, bétail veule, asservit, stupide et donc facilement manipulable. 

Le peuple ne voit rien, ne sait rien et se laisse entraîner. Ceci-dit le peuple à gardé son cœur et une certaine sagesse, celle que l'on qualifie de sagesse populaire. De ce fait le peuple a accès à une certaine lumière que les élites n'ont plus, en dépit de toutes les images qu'elles veulent bien émettre pour affirmer le contraire.

Le grand drame de cette pyramide est la séparation entre le sommet et sa base. Cela montre bien le fossé qui sépare les élites de leurs peuples. Quand ce sommet se ressoudera à sa base (s'il ne le fait jamais), alors l'humanité retrouvera son unité et entrera très certainement dans un nouvel Âge d'Or.

En dernier lieu, je pense que cette pyramide n'est pas dans sa bonne position. Je la verrai plutôt comme ça: 


vendredi 5 juin 2015

Le Bien, le Mal et la Nature


De quoi est fait l'homme? D'un peu de viande et d'os, mais ça tout le monde le sait. Son esprit est fait d'intelligence, pour qu'il comprenne le monde qui l'entoure et pour qu'il apprenne ce qu'il ne connaît pas. Son cœur est fait d'émotions comme les défauts et les qualités.
Que sont les défauts? Il y a, entre autre, la convoitise, la jalousie, la haine ou bien l'orgueil. Quant aux qualités, les essentielles sont l'affection, l'impartialité, l'amour ou la compassion parmi tant d'autres. 
Un homme n'est ni entièrement bon ni complètement mauvais, mais est une combinaison de tous ses défauts et de toutes ses qualités: leur répartition diffère dans chaque individu (selon son Karma?). 
Ce qui définit un homme comme étant mauvais, c'est la somme de ses défauts qui prédomine sur celle de ses qualités et inversement pour l'homme bon. 
Mais au lieu de l'appliquer à un seul homme, faites-le avec l'humanité entière et voyez la tendance la plus forte. Ainsi je dirais que Dieu est l'apanage des qualités humaines, alors que le Diable est la source de tous les défauts. Après ça, il n'y a plus qu'a regarder qui du mauvais ou du bon à le vent en poupe sur notre bonne vieille Terre. 
A la lumière de ceci, j'arrive à comprendre certaines prophéties qui disent qu'à la fin du monde Satan régnerait en maître. 
Ne croyez pas, pour autant, que je sois religieux, car je crois en l'homme. Et je me fait un peu l'avocat du diable en défendant dieu. 
J'ai décidé de l'appliquer à ce que font les hommes à la nature. Je crois que c'est la pire chose à faire que de la détruire. Car quand elle disparaîtra, alors ce sera notre tour. Il n'existe aucun autre monde à aller coloniser. Les hommes dévorent leur environnement pour satisfaire leur voracité insatiable. Et s'il y en a beaucoup d'autres qui s'éveillent pour protéger la planète, sont-il assez nombreux par rapport à ceux qui la détruisent? Même s'ils le deviennent, auront-ils assez de temps pour contrer ces forces de destruction?