mardi 29 décembre 2015

Croyances



Qu'est-ce qu'une croyance ? Voilà ce qu'en dit le dictionnaire : l'action, le fait  de croire une chose vraie, vraisemblable ou possible (Petit Robert 1986). Quant au verbe croire : tenir pour véritable, donner une adhésion de principe à...

La croyance est liée à un état d'esprit qui génère une certaine réalité. Cet état d'esprit a été façonné (et continue de l'être) par l'éducation  (des parents, des professeurs, de l'entourage et ainsi de suite) et des expériences bonnes ou mauvaises que l'on a vécu. Ces deux processus sont les contributeurs les plus importants de la croyance.
On a tendance à associer le phénomène de croyance avec la spiritualité et donc les religions quelles qu'elles soient (monothéistes, polythéistes, animistes, etc.). La raison principale est que l'esprit, n'étant pas quantifiable, ne peut donc être prouvé.
La spiritualité est essentiellement la croyance en l'au-delà. Il y a généralement un paradis et un enfer gérés par un dieu ou plusieurs et des démons avec possibilité de s'y  réincarner ou pas (selon les religions). Et si ce n'est que le fruit de l'imagination de nos naïfs ancêtres, alors il est très élaboré, car il y a plusieurs enfers et cieux structurés. Le ou les dieux qui les gouvernent sont suivit par une hiérarchie très ordonnée. Mais la spiritualité ne se borne pas qu'à ça et parle aussi de magie avec son cortège de magiciens et sorciers, de fées, de djinns, de mondes parallèles, des différents types qui la composent, des chakras, etc. Les contes et légendes sont des histoires  sur la spiritualité.
Il existe aussi des méthodes pour apprendre la sorcellerie, dont beaucoup sont tenues secrètes et d'autres sont en partie révélées. Carlos Castaneda par exemple à parlé de certaines méthodes dans ses livres. Le yoga (celui que l'on pratique intensément en Inde sous la supervision d'un gourou) en est une autre.
Enfin, l'ésotérisme est une face caché de la spiritualité divulguée qu'à certains initiés.
Mais la spiritualité n'étant pas matérielle, il est impossible de prouver ses dires. On ne doute pas de dieu (ou des dieux), il existe, un point c'est tout. Il faut avoir foi en lui, ne pas penser à lui, mais le ressentir au fond de son cœur. Alors, il se révèle à nous. Les autres resteront dans leurs doutes. Dieu n'a pas à se justifier aux hommes. C'est à nous d'aller vers lui. Il n'est que notre propre divinité et si nous la rejetons, alors nous perdons foi en nous-même. Voilà la logique d'un spirituel. Le danger de cette logique est de confondre le bon vouloir de dieu avec nos propres désirs et intérêts.

Ceux qui affirment qu'ils ne croient en rien ne sont pas très honnêtes. Car dans l'absolu, il est difficile de ne croire en rien : il y a toujours quelque chose à laquelle on se rattache. La majorité de ces 'non-croyants' croit en l'évolution ou à la science (l'un allant (mais pas toujours) de pair avec l'autre).
Il y a, bien sûr, tous les indices que nous connaissons : squelettes, outils, ruines de villages (ou de campements) que l'on a retrouvées de par le monde pour étayer la théorie de l'évolution. Ceci dit, il manque toujours des chaînons pour lui donner sa continuité et donc apporter les preuves qu'elle est la vérité historique de notre monde.
Il y a aussi des tas d'anomalies comme des ruines qui ne se conforment pas à la théorie (on trouve des vestiges de villes datant d'une époque où il y aurait dû n'avoir que des villages de brutes), des objets étranges ou des squelettes de géants et autres créatures qui sont autant de petits cailloux qui viennent coincer cette belle mécanique évolutionniste.
On ridiculises les uns en les traitant (grâce à des panels 'd'experts') de canulars ou, si on ne peut pas le faire, on se contente de les ignorer superbement.
"Je ne crois qu'à ce que je vois" est souvent la rhétorique avancée par les 'non-croyants'. Que diraient-ils s'ils voyaient un fantôme, par exemple? Eh bien, ils n'en croiraient même pas leurs yeux (infirmant donc leur affirmation première) se disant victime d'une hallucination. L'hallucination étant une explication bien commode pour justifier ce qu'ils ne comprennent pas. Paradoxalement, ils se moquent de ceux qui disent "c'est la volonté de dieu" pour expliquer ce qu'ils ne comprennent pas.
Enfin, il semblerait que les théories phares du matérialisme (credo de l'évolutionnisme), celles de la Relativité et de la Physique Quantique  soient en conflit (et l'article du lien n'est pas le seul) pour savoir laquelle des deux à le plus raison. Un autre article (que je n'arrive plus à retrouver, mais que vous pourrez voir sur le site du lien ci-dessus, en cherchant un peu) démontre que ces deux théories n'ont pas été capables de définir pleinement la matière, même en les associant.
Mais le bon côté de la science est cette perpétuelle remise en question et  l'ouverture d'esprit de ceux qui ont choisi cette voie. Car ce ne sont pas les savants, généralement, qui font de leur théories des vérités infuses, mais plutôt les médias de masse prônes à répéter tout et n'importe quoi sans souvent même vérifier la validité de ce qu'ils répètent.

Bon, je m'écarte de mon sujet. Je veux revenir à ce que j'affirmais plus haut : à cet état d'esprit. La science, plus qu'une démarche, est un état d'esprit qui découle du rationalisme, lui-même découlant du matérialisme. Son mot clé est le doute que l'on utilisera jusqu'à la découverte de la preuve qui y mettra un terme. Elle est l'antithèse de la foi : croyance en quelqu'un (ou quelque chose) dans qui on accorde toute sa confiance (d'après ce qu'en dit le dictionnaire). 
Néanmoins, la science à besoin d'une certaine conviction (ou opinion ferme) pour s'affirmer car, à entretenir le doute, on n'avance plus nul part. Ainsi la science navigue entre doute et une certaine croyance en la supériorité des éléments sur l'homme, créant des dogmes et brûlant tous déviants sur des bûchers de ridicule.
Quand la conviction est devenue profondément ancré dans celui qui adopte cet état d'esprit, alors, dans sa perception du monde, tout ce qu'il verra et tout ce qu'il lui arrivera alimenteront sa certitude, parce que l'explication qu'il trouvera par son raisonnement, forgé par sa croyance, le convaincra de la véracité celle-ci. Les expériences, qu'il mettra au point pour prouver une théorie, seront faites dans des conditions (éloignées de celles de la nature) qui maximiserons leur chance de réussite. De ce qu'il observera, il pourra dire: "je l'ai vu de mes yeux, vu, ce ne peut-être qu'objectif". Seulement ce seront les conclusions qu'il en tirera, influencées par ses convictions, qui seront subjectives. Car avant d'être des scientifiques, ce sont des êtres humains. Et l'homme est connu pour faire des erreurs influencées par son jugement faussé (par les certitudes).
Tout le monde sait que quand un événement se passe (un accident par exemple) chaque témoins donnera sa version des faits qui différera d'un individu à l'autre. 
Ce qui fausse notre objectivité sont nos valeurs morales personnelles que nous ne pouvons nous empêcher d'associer à toutes nos observations.
J'ai tendance à beaucoup critiquer le scientifique, en sachant que le spirituel est tout aussi soumis que lui à ces influences. Mais, si tout le monde sait que la spiritualité est affaire de croyance, personne ne semble douter que c'est la même chose avec le matérialisme (et le rationalisme (d'où l'esprit scientifique est issu) qui en découle). Je voulais seulement remettre les pendules à l'heure.

mardi 15 décembre 2015

L'intuition



L'intuition ne se commande pas, elle s'impose à soi. Elle peut néanmoins se cultiver, non pas sur du long terme, mais plutôt sur un avenir proche.

Pour ceux qui en ont, l'intuition se manifeste dans toutes les situations. On marche dans la rue et notre esprit vagabonde. Soudain une pensée furtive nous dit : "quand tu vas arriver chez toi, il n'y aura personne à la maison". Et quand on arrive, il n'y a effectivement personne. Ce genre d'intuition est aussi connue comme de la prémonition. Elle varie selon l'état d'esprit dans lequel on est. Si on est confus et dominé par nos passions (orgueil, cupidité, etc.), elle est diffuse et vient rarement. Mais quand l'esprit se fluidifie, elle devient plus précise et plus fréquente. Autre exemple : je conduis ma voiture en ville et à la prochaine intersection, mon intuition me dit qu'une voiture surgira de la droite. Effectivement, c'est le cas. Ce ne sont que de petites choses, mais si nous les laissons venir, elles peuvent en appeler de plus grandes.

La voix qui nous parle dans notre fort intérieur est une autre forme d'intuition. Elle nous dit des choses qui vont être vraies. Elle peut nous révéler un futur proche, nous dire des choses véridiques cachées sur un événement qui arrive ou sur quelqu'un qu'on connaît mal (il y a aussi la première impression qui, si elle s'avère erronée dans un premier temps, plus tard nous montre qu'on ne s'était pas trompé).
Pour ceux qui étudient, cette voix est une aide précieuse et fait comprendre de manière plus synthétique ce que l'on étudie.
Parfois on a une réalisation qui émane du cœur et la voix sera là pour la clarifier.
Il existe, malgré tout, un danger avec la voix intérieure : nos propres désirs ou nos craintes. S'ils sont forts, ils la soumettront et celle-ci se mettra à nous mentir et nous faire faire des bêtises... Mais pour celui (ou celle) qui garde l'esprit critique (envers lui-même), la voix devient un atout précieux. 
Car l'intuition se travaille et cela prend du temps (parfois toute une vie) pour arriver à des prédictions à 100% fiables. 
Comment se travaille-t-elle? En travaillant sur soi-même: arrêter de se mentir et de se faire des films. Pour cela utiliser le questionnement, la remise en cause et le doute (ce dernier est à double tranchant et il faut savoir l'utiliser à point).

Le rêve prémonitoire est une émanation de l'intuition. Il y d'abord le pur rêve prémonitoire : "voilà ce qui t'arrivera si tu gardes le même état d'esprit" (en bien comme en mal). 
Certains rêves nous montrent la voie à suivre : "Voilà où tu en es, ton chemin s'arrête là et voilà le passage que tu dois prendre si tu veux pouvoir continuer ta route".
Le rêve prémonitoire nous montre, en général, un avenir plutôt lointain. Cet avenir peut se situer dans plusieurs années  voire même dans quelques décennies. Il s'exprime de manière très indirecte en utilisant le second degré. Il nous indique ce qu'on doit changer dans notre vie et ce qu'il y a travailler sur nous-même (l'un allant de pair avec l'autre).
Comment les reconnaître des rêves ordinaires ? Ce sont souvent (mais pas toujours) des rêves qui montrent des déplacements (être dans un train, un véhicule en marche où à pied par exemple). 

En dernier lieu, quand l'intuition fait partie intégrante de nous-même, elle devient notre guide et nous montre la voie à suivre et les choses à faire pour réussir dans les objectifs (à court, moyen ou long terme) que nous nous sommes fixés. 

L'intuition est une sorte de porte vers l'au-delà, elle peut nous amener vers d'autres pouvoirs (bien que je ne pense pas que ce soit le meilleur des chemins à prendre). Elle peut aussi nous aider dans la quête de nous-même, pour mieux nous trouver et ensuite mieux nous laisser partir, si l'on veut atteindre l'illumination.

mercredi 9 décembre 2015

L'amour



Qu'est-ce que l'amour? C'est un sentiment qui émane du cœur. Mais bon, tout le monde sait ça. L'amour le plus connu est celui qu'expriment deux êtres attachés l'un(e) à l'autre.
Ceci dit, étant donné que c'est un sentiment qui alimente tous les autres bons sentiments, il peut s'exprimer de différentes manières, l'amour dans le couple n'étant que la forme ultime. 
Comme c'est le plus facile à exprimer pour les êtres ordinaires comme nous, quand nous sommes amoureux tout notre être vibre de ce sentiment. Évidement, cet amour est concentré sur un seul être, celui que l'on aime. Il faut bien sûr prendre garde à l'aspect négatif que ce genre d'amour génère: la possessivité et la jalousie qui peut en résulter. Après tout elle n'en sont que la conséquence logique : quand on s'aime à deux, on a pas envie de se partager avec d'autres (pour la plupart). 

Mais le sentiment étant présent en nous, il est plus facile à utiliser pour l'exprimer de manière différente.
Quelles autres formes peut-il prendre ? Il y a d'abord la compassion, qui parfois se traduit par la pitié (cette dernière étant considéré par beaucoup comme un sentiment plutôt négatif). Il y a la convivialité, la sympathie, l'amitié qui sont des formes d'amour plus nuancée que celui du couple. La tolérance (différent de l'indifférence) sorte d'amour détaché, l'affection (un amour tactile, mais pas sexuel), l'impartialité (qui aime bien châtie bien), la confiance (en soi et aux autres), la détente parce que quelqu'un plein d'amour est plus détendu que quelqu'un plein de haine. La générosité est une autre forme d'amour. La joie et le bonheur baignent dans l'amour (mais pas toujours). Le respect est une forme d'amour.

Et à ceux qui disent que le respect, ça se mérite, je leur demande est-ce que eux-même sont dignes de respect? S'ils l'imposent par la force et la terreur alors, ce n'est pas du respect qu'on leur voue, mais de la crainte. Le respect ce n'est pas aux autres de nous l'imposer, mais à nous de le donner volontairement à tous les êtres et même les choses quels qu'ils soient. 

Il existe une infinité d'autres expressions de l'amour et toutes les nommer prendrait certainement la taille d'un dictionnaire. A vous de vous creuser l'esprit pour imaginer le reste.

A qui s'adresse cet amour? Idéalement à tout le monde. Mais comme c'est difficilement réalisable on peut commencer dans des cercles plus restreints. D'abord son entourage (conjoint(e), les proches, les amis, les voisins (là, ça devient plus difficile), les commerçants du quartier, les employés des administrations où on à l'habitude d'aller, et ainsi de suite, pour essayer d'arriver aux gens que l'on rencontrera tout au long de notre vie. Bref, d'un petit cercle, on essaye de l'élargir au maximum de nos capacité. Le plus facile, comme vous devez vous en douter, est d'utiliser la convivialité.

Comment développer l'amour en soi? Il existe des tas de méthodes prônées par les différentes religions et philosophies dont je ne discuterai pas, étant déjà connues par beaucoup de monde. Nous avons tous de l'amour en nous. Ceux (ou celles) qui sont amoureu(x)(ses) en ont un peu plus. Je mentionnerai deux méthodes, parmi une infinité d'autres.

La première est d'avoir de l'humilité, qui nous empêche de juger les autres et donc, de les rejeter. La méthode la plus efficace pour être humble est une remise en cause de soi : comment je sais que mes convictions sont meilleures que celles d'un autre ? 
Cela demande beaucoup d'assiduité et de persévérance que de se connaître. Et aussi beaucoup de courage: quand on découvre quelque chose en soi qu'on n'aime pas, on a tendance à flipper comme des malades. Le courage sert à s'accepter tel qu'on est et à passer le cap. C'est le travail d'une vie (il n'est jamais trop tard pour commencer) qui demande une recherche intensive, mais qui permet d'apprendre beaucoup de choses sur soi-même en se découvrant progressivement.

La deuxième méthodes est le détachement (un long processus que l'on peut commencer à développer à tout âge). Cela évite l'envie, la convoitise et la jalousie qui en résulte. Ça enlève également l'esprit de compétitivité : il n'y a personne qui soit meilleur que quelqu'un d'autre. Chacun suit son chemin, chacun suit son destin. De ce fait, chacun devient intéressant et à quelque chose à nous apprendre et donc il devient plus facile de leur donner notre respect. IL en est de même pour animaux, les plantes et notre Terre. Regardons-les pour ce qu'ils sont au lieu de les voir que comme du gibier, du bétail ou des ressources à exploiter pour la plus grande satisfaction de notre cupidité.  
L'amour est, tout le monde le sait, la force la plus puissante de l'univers. Et si elle n'est pas trop difficile à acquérir, elle l'est beaucoup plus à garder. Pour cela, il faut la cultiver et la développer.