La Guerre des Géants


Découvrez mon deuxième roman, premier d'une trilogie. 





Résumé



Brynjolf, Ariihohoa, Haar’sh, Aashita, Nahimana et Morgiane : quatre femmes et deux hommes dont les destins vont se croiser. Ils vivent dans un monde dominé par les géants qui ont apprivoisé les dinosaures et côtoient des créatures mythiques tels les dragons, les dryades, les farfadets et des êtres minuscules : les lilliputiens.
Les géants ont colonisé le système solaire, circulent dans des vaisseaux défiant les lois de la physique et usent de pouvoirs magiques extraordinaires, mais déclinants. La Terre est creuse et habitée par le Roi du Monde, cet Homme Primordial de qui tout émane : l’univers, les hommes et les dieux.
Ce monde est sur le point de finir car Athènes, qui entraînera d’autres royaumes dans son sillage, décide de s’affranchir de la tyrannie de l’Atlantide, sonnant ainsi le glas de l'Âge d'Argent. Une époque féerique disparaît. Et si notre monde, dès ses origines, n'avait jamais cessé de régresser?
C'est le premier volet d'une trilogie qui met en place un univers parcouru des héros d'un temps trouble et fabuleux. La suite, en cours d'écriture, évoquera la confrontation entre Atlantide et ses anciens alliés.


Le monde dans lequel mes personnages évoluent

Il est similaire à celui de mon premier roman

Renseignements pratiques

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Format : Format Kindle

Taille du fichier : 1096 KB

Nombre de pages de l'édition imprimée : 249 pages

Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l. 

Langue : Français

ASIN: B00ORWJ0WG

Word Wise: Non activé

Composition améliorée:
Activé

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Un chapitre du livre

 

Chapitre 3: Réunion secrète

 


L’Empire Atlante était né dans la douleur. Après l’effondrement du Royaume de Mu, une longue période d’anarchie s’en suivit. Les habitants de l’empire défunt se départagèrent en deux : ceux qui restèrent et ceux qui émigrèrent. Une grande partie de ces derniers rejoignit les survivants d’anciens royaumes sur les Terres Mayas, dans l’espoir d’y rebâtir une vie nouvelle. Ces royaumes avaient été, au début, d’anciennes colonies de Mu qui avaient gagné leur indépendance et avait vécu en paix avec leur ancien maître. Malheureusement, leurs territoires étaient aussi dévastés que le reste du monde et l’anarchie y régnait en toute suprématie. Des royaumes éphémères s’érigeaient pour disparaître presque aussitôt, incapables de se maintenir dans le désordre ambiant. Alors que le continent de Mu disparaissait dans les fonds marins, ne laissant que des fragments de lui-même sous formes d’îles, il en est une qui apparut dans l’océan auquel elle donnerait plus tard son nom : Atlantide. Elle surgit d’un bloc puis se fragmenta en trois.
Lassés par cette anarchie incessante, les réfugiés Mus quittèrent les Terres Mayas, emmenant des autochtones avec eux et s’en allèrent coloniser cette île vierge. Ils s’installèrent d’abord sur sa partie ouest. Leur magie puissante permit à la flore de pousser rapidement, là où ils s’établissaient. La faune sauvage, elle, vint s’y installer graduellement par migrations successives. Ils progressèrent toujours plus à l’est et y rencontrèrent, un jour, des colons venus de Néo-Thulé. Il s’en suivit une courte guerre. L’abondance de place, combinée avec un certain épuisement des perpétuels conflits, jeta les prémices d’une paix durable. Ensemble, ils fusionnèrent et finirent de peupler les trois îles. Ils conquirent ensuite les Terres Mayas mettant un terme aux guerres qui continuaient d’y faire rage. Enfin, ils envahirent une partie de Néo-Thulé, fédéralisant le reste du continent sous leur égide. Au fait de sa puissance, leur empire englobait les Terres Mayas du Nord, du centre, et la moitié nord des Terres Mayas du Sud. En Néo-Thulé, il incluait ce qui deviendrait plus tard l’Espagne, l’Italie, le Bassin Méditerranéen de l’ouest ainsi que l’Afrique du Nord jusqu’à l’Egypte.
Sur la côte est de la plus grande des trois îles d’Atlantide, située à mi-distance des futures Canaries et les îles du Cap Vert, se dressait une cité magnifique que Platon décrivit si bien et portant le même nom que l’empire. Une ville au centre de laquelle s’érigeait sur une île ronde un majestueux palais entouré d’un large fossé, lui-même bordé par une bague de terre, elle-même enclose par un bassin circulaire et ainsi de suite : la cité étendait ses anneaux bleus et ocre tel un vaste tableau de jeu de fléchettes et finissait par une grosse douve. Chaque langue de terre n’était pas fermée et laissait passer un petit détroit qui reliait les différentes pièces d’eau. Du canal le plus extérieur en partait un autre qui le joignait à la mer. Les architectes de la ville avaient su habilement harmoniser un mélange de bâtiments et de jardins qui, ensemble, formaient de jolies figures géométriques. Une gigantesque enceinte d’orichalque entourait le cercle le plus extérieur de la ville, la protégeant d’une improbable attaque ennemie. Elle avait été tardivement ajoutée après que l’empire eut à réprimer une grave révolte qui était partie des Terres Mayas et avait, peu à peu, gagné les trois îles, elles-mêmes.
La plaine qui entourait la cité était vaste et opulente. Elle était en partie cultivée, en partie champêtre, avec quelques forêts et parsemée de lacs. Des troupeaux de sauropodomorphes broutaient dans des champs gardés par des pâtres. Des cavaliers chevauchant des tricératops se déplaçaient à travers la campagne. Des villages et des fermes étaient disséminés à travers ce vaste espace et des routes bien entretenues le parcouraient. Au pied d’une haute chaîne de montagnes qui se dressait loin au nord-ouest, on distinguait les contours d’une autre ville. D’énormes menhirs, des pyramides ou des temples dédiés aux dieux étaient érigés dans toute la plaine et canalisaient les lignes de ley.
Bien avant la fondation d’Atlantide, à la fin de l’ère lémurienne, les humains s’aperçurent du déclin de leur état d’esprit. Deux conséquences en résultèrent : les hommes se mirent à parler différents langages, entrainant la création du principe des nations et ils perdirent le contrôle de l’énergie tellurique de Gaia et des dieux qui en émanaient. Pour pallier cette régression, ils bâtirent ces monuments qui, servant de balises, attiraient l’énergie terrestre ambiante vers eux pour ensuite se la renvoyer les uns vers les autres : les lignes de ley étaient nées. Grâce à elles, il était possible de continuer à contrôler cette énergie qui, si elle échappait au pouvoir des hommes, menacerait la stabilité du monde. Ces monuments étaient divisés en trois types : il y avait ceux qui leurs servaient de relais, tels les menhirs, les obélisques, les autels, les statues et qui étaient inhabités. Le deuxième type était essentiellement composé de pyramides de toutes sortes, qualifiées de nœuds. Elles servaient de carrefours aux lignes de ley. Au début elles étaient toutes habitées, mais à l’époque d’Atlantide, si certaines l’étaient encore, la plupart étaient vides. Le troisième type était les générateurs. C’était des édifices religieux ou bien des centres politiques tels les palais. C’était dans ces centres que les lignes étaient générées. Enfin de gigantesques dessins, comme ceux de Nazca, servaient de cartes des régions, indiquant leur positionnement.
La fonction primordiale des deux derniers types de ces monuments telluriens, comme ils furent dénommés, était avant tout d’augmenter la puissance des hommes qui les habitaient pour leur permettre une meilleure emprise sur l’énergie de la terre. Par la suite, quand les humains ne purent continuer de créer des lignes de ley à cause du phénomène de dégénérescence perpétuelle, les bâtiments du troisième type passèrent au deuxième. Leurs habitants, ainsi, se contentèrent de gérer les acquis. Cependant, beaucoup de ces édifices tombaient en ruine, spécialement dans les régions limitrophes des zones désertées, laissant une énergie tellurique incontrôlée et livrée à elle-même gagner du terrain sur les territoires habités. Alors des monstres féroces, venus d’on ne sait où, surgissaient et faisaient régner la terreur, poussant les populations à fuir. Une situation dont les conséquences pourraient devenir dangereuses à la longue, voire même catastrophique si rien n’était fait.
Ces lignes avaient également d’autres fonctions, dont une, très importante, était directement liée à la primordiale. Les cités étaient agencées de manière à ce que l’édifice central, en général le palais royal, fût assez important et bien entouré par des bâtiments religieux lui servant d’amplificateurs. Ils permettaient alors au souverain de recevoir des dieux la sagesse et ensuite de la diffuser à son peuple créant ainsi une unité spirituelle qui s’étendait à travers tout le pays et posait les conditions d’un Âge d’Or perpétuel. Cette soumission aux dieux jeta les prémices de la religion. Bien plus tard, le pouvoir se perpétua militairement. Les lignes de ley perdirent, alors, cette capacité à diffuser la spiritualité à travers le monde. Avec les antagonismes naissants entre les nations, qui naguère vivaient en paix, la force devenait le procédé naturel pour continuer à maintenir la cohésion du royaume. En dernier, le pouvoir se perpétua à l’aide de l’économie : les humains, maintenant dominés par des passions obscurcissantes tels que l’orgueil et la cupidité, en furent réduits à amasser des richesses extérieures, ayant perdu celle force intérieure qui faisait leur sagesse. Les lignes de ley, avec l’affaiblissement de l’énergie tellurique, perdaient leur raison d’être. Mais ces deux dernières formes de pouvoir, bien que présentes durant l’Âge d’Argent, ne deviendraient prépondérantes qu’aux deux derniers âges, ceux de Bronze et de Fer. Les villes, elles, se transformèrent peu à peu et parfois, un peuple était obligé de changer de place sa capitale. L’emplacement qui convenait à une domination spirituelle, n’était pas suffisant pour satisfaire aux exigences militaires : trop vulnérable ou économique : trop pauvre en ressources. Atlantide, elle, trouva le lieu idéal qui réunissait toutes les conditions nécessaires au maintien de sa puissance.
La ville avait neuf points de passage avec deux portes à chacun d’entre eux : une pour entrer et l’autre pour sortir. Ils donnaient sur neuf ponts très larges qui traversaient le canal extérieur. Des foules de gens et de véhicules en tous genres encombraient les neuf routes en provenance de tout l’empire pour se diriger vers la capitale. Elles devenaient de plus en plus denses à mesure qu’elles se rapprochaient de la ville et créaient des bouchons sur les ponts. Les lignes de ley servaient également de voies aériennes sur lesquelles circulaient d’étranges vaisseaux de l’air, des soucoupes volantes, de longs tubes ressemblant à des cigares, mais également des vaisseaux en forme de boule, de losange, de trident, de triangle, de pyramide, bref, d’une infinité d’apparences variées. Les lignes étaient nombreuses et s’égayaient à travers tout l’empire et même plus loin, mais se rejoignaient vers quatre portes, réparties aux points cardinaux de la ville, passages obligés des véhicules aériens, la cité étant recouverte d’un dôme de champs de force qui la protégeait d’improbables attaques aériennes.
Sur les routes, des milliers de véhicules à moteurs en côtoyaient d’autres à traction animale ou bien des piétons. Des convois militaires étaient mélangés aux engins civils. Dans les postes de contrôle, les gardes débordés s’énervaient après les gens dans les files d’attente qui s’impatientaient. Et si toutes ces foules convergeaient de toutes les parties de l’empire vers la capitale, c’était pour aller participer à la grande fête à venir de l’anniversaire de l’empereur.
Haut dans le ciel, des escadrilles de disques s’entrainaient en formation de vol au-dessus de la cité pour la grande parade. Plus bas étaient des iguanodons qui volaient tels des rapaces à la recherche de nourriture. Deux dragons ailés se querellaient pour savoir lequel des deux ferait son dîner d’un ptérodactyle qui les fuyait paniqué. D’autres patrouillaient les alentours de la cité. Quand viendrait le temps des trois jours d’anniversaire, le dôme s’éteindrait pour que les vaisseaux puissent parader dans le ciel de la capitale, la rendant ainsi vulnérable à une éventuelle attaque. Mais les défenses formidables de la ville seraient suffisantes pour la protéger, même sans le champ de force.
Des bateaux circulaient le long du canal, d’un va et vient continuel entre Atlantide et la mer. A son embouchure, une ville portuaire recevait de grands navires en provenance du monde entier. Les marchandises y étaient débarquées avant d’être rechargées sur d’autres embarcations plus petites qui les acheminaient vers la grande métropole. A l’extérieur dans la plaine, un immense astroport grouillait d’activités où des vaisseaux spatiaux similaires à ceux aériens, mais de taille plus grosse, atterrissaient ou décollaient. Une forte énergie tellurique circulait également dans la ville. L’eau avait toujours été un puissant vecteur pour elle. Grâce aux différents canaux, elle pouvait mieux arriver et apporter ses bienfaits jusqu’au cœur de la cité.
Dans la ville même, on entendait des bruits de fanfares diverses. Tout le monde se préparait à la fête d’anniversaire de l’empereur Culuk VIII. La cité était en pleine effervescence pour finir les dernières retouches des festivités à venir. Chaque maison ou immeuble rivalisait avec d’autres de fastes multicolores ou chacun s’ingéniait à surpasser son voisin avec des décors extravagants. Ce n’était pas tous les ans qu’on fêtait ce genre d’anniversaire. Après tout, l’empereur allait avoir cent ans, la pleine force de l’âge pour une espérance de vie qui pourrait atteindre, voir même, dépasser les deux cents ans. Des navires de guerre avançaient rapidement vers la capitale, empruntant le canal. Ils étaient magnifiques et avaient de longues coques oblongues surmontées de châteaux, sortes de structures pyramidales où étaient posés, sur chacun de leurs paliers, des canons. Quelques farfadets suivaient leurs courses solitaires en flottant dans les airs, juste au-dessus de l’eau. Mais personne ne leur prêtait jamais attention.
* * *
Au palais, Culuk VIII regardait par une fenêtre, l’air pensif, les préparatifs de la fête qui se déroulaient dans la ville. Les ingénieurs spirituels étaient en train de mettre au point un dispositif qui manipulerait l’énergie tellurique de la ville pour en faire une image du souverain que seul le troisième œil pourrait percevoir. L’empereur était inquiet. Cette ‘république’ se comportait avec une agressivité qu’il avait de plus en plus de mal à comprendre. Il avait rendez-vous avec Khoum Al Baïr et Dogum, ses deux conseillers les plus influents. Il se dirigea vers la salle d’audience, empruntant l’un des nombreux passages secrets du palais, accompagné par ses deux gardes du corps les plus fidèles. Il entra par une porte dérobée dans une petite pièce blanche, très lumineuse, très sobre, dépourvue de décoration et dont l’un des murs servait de baie vitrée qui offrait une vue magnifique de la ville. Pour mobilier, elle n’avait qu’un bureau de marbre de la même couleur derrière lequel il prit place en s’asseyant sur un petit trône. Un valet se tenait près de l’entrée lui faisant la révérence. Le roi lui fit signe de faire entrer ses conseillers. Deux grands hommes maigres se présentèrent devant lui et le saluèrent bien bas. Khoum Al Baïr avait de longs cheveux bruns grisonnants avec une grande barbe et portait une longue tunique jaune et bleue. Dogum, qui avait le crâne rasé, était plus jeune avec un visage harmonieux et des yeux en amande, presque bridés. Il portait une longue robe bleue.
- Majesté ! dirent les deux hommes en marque de respect.
- Que penses-tu de cette invasion soudaine de la Crète ? demanda le roi.
- Elle est dangereuse. Il faudrait prendre des mesures plus énergiques pour montrer à ces impudents républicains que leur petit jeu ne passe plus inaperçu ! Leur existence même est déjà une abomination en soit.
- Et toi Dogum ?
- Je suis d’accord avec Khoum Al Baïr. Nous ne pouvons leur permettre de s’étendre plus. Cela pourrait remettre en cause notre hégémonie.
- Je vais donc ordonner à Tout Ânkh Sindh d’attaquer, dit le roi. Capolc devra se tenir prêt.
- Je te recommande de ne pas les vaincre complètement, mais seulement de les affaiblir, pour pouvoir négocier en position de force, lui dit Dogum.
- Mais c’est ridicule, répondit Khoum Al Baïr. Il faut au contraire les anéantir. Sinon, cela montrera notre faiblesse au reste du monde.
- Pourquoi veux-tu négocier avec eux ? demanda le roi.
- Es-tu prêt à massacrer tout un peuple, voire même deux, ô grand roi ?
- Certes non ! Mais personne ne parle de massacre. Les Crétois nous verrons comme des libérateurs et la république d’Illyrios ne fait pas l’unanimité, rétorqua le roi. Quant aux Athéniens, ils finiront par accepter le retour d’un roi, quand nous aurons éliminé ces ‘Starkédons Blancs’, leurs éléments les plus extrémistes.
- Je suis d’accord avec toi, ô roi, répondit Dogum. Ils sont même la cause de tous ces problèmes. Mais si la Crète sera facile à réintégrer, en éliminant les éléments minoritaires républicains, Illyrios sera déjà plus difficile, car ses républicains, s’ils ne sont pas déjà majoritaires, y sont largement plus nombreux. Quant à Athènes, ne te méprends pas, les Startkédons Blancs en sont peut-être les éléments les plus extrémistes, mais les royalistes ont quasiment disparu et si on leur impose un gouvernement royal, il ne tiendra pas un jour.
- Pourquoi ?
- Quand on a gouté à la liberté de se gouverner soi-même, on n’a plus trop envie de retomber dans l’esclavage.
- Voilà des paroles bien séditieuses de ta part.
- Tu sais bien que ces paroles sont la devise officielle en prologue à leur constitution. Et depuis deux générations, ils vivent dans la république et ne seront plus prêt de revenir à leur ancienne forme de gouvernement qu’ils ont rejetée par le passé.
- Eh bien, tant pis ! J’ai pris ma décision et nous les écraserons.
- Il en sera comme tu voudras répondirent les deux conseillers.
- Où en est l’arme ? demanda le roi à Dogum.
- Elle n’est malheureusement pas prête. Amon Rhé a des problèmes avec les hommes-sources.
- Il faudrait peut-être le remplacer, rétorqua Khoum Al Baïr. Je sais qu’il est ton cousin, ô mon roi, mais il semble incompétent. Le général Aspélum est un homme très capable qui connait bien la création des armes. C’est lui, après tout, qui a mis au point le canon foudre.
- Ce canon n’a de foudre que le nom et n’utilise qu’une énergie conventionnelle, répondit Dogum. Je pense au contraire que les militaires devraient être retirés du projet tout simplement. Après tout, leur introduction au projet est une idée que tu as insufflée à la reine et au jeune prince qui ont fait pression sur le roi.
- Cela suffit, interrompit Culuk. Je convoquerai Amon Rhé et verrai ce qu’il a à dire pour sa défense. Je déciderai ensuite de le garder ou pas. La réunion est terminée. Vous pouvez vous retirer.
Après le départ de ses conseillers, le roi resta seul, méditatif. La guerre était quelque chose qui l’effrayait un peu. Peut-être que l’empire s’était amolli après toutes ces années de paix. Mais la paix, même si elle amollissait, était quand même une belle chose. Certes, cette république d’Athènes avait un comportement odieux. Mais peut-être avait-elle peur : seule, entourée de toutes ces monarchies hostiles. N’aurait-il pas été possible de leur montrer qu’on ne s’opposait pas à leur droit de vivre tant qu’eux-mêmes ne montreraient aucune velléité d’expansion ? Quant à la forme de gouvernement qu’ils avaient choisie, si le Roi du Monde y avait été réellement opposé, lui aurait-il même permis de naître ? Mais sa décision était prise. On pourrait toujours négocier si les circonstances l’exigeaient.
Restait l’arme secrète. Dogum l’avait suggérée. Il avait dit qu’avec une arme aussi puissante les ennemis d’Atlantide ne seraient plus jamais en mesure de menacer l’empire et qu’elle serait une garantie de paix et de stabilité. Drôle de raisonnement.